Projet de pénétrer un nouveau marché à l’import ou l’export ?
Avec 800 000 habitants, La Réunion bénéficie d’un marché intérieur relativement important et dynamique qui se concrétise par une activité en forte croissance (+5% par an depuis 35 ans).
Premier secteur industriel de l’île, l’agroalimentaire représente 23% du tissu industriel, 69% des produits exportés et génère 51% du chiffre d’affaires global. La filière de l’industrie agroalimentaire occupe une place prépondérante dans le tissu industriel réunionnais en terme de chiffre d’affaires (46,8% du total), de valeur ajoutée produite (39,4% du total) et de main d’œuvre employée (37,1% de l’ensemble).
L’agroalimentaire regroupe seulement 23,3% des entreprises du secteur industriel. En moyenne, chaque entreprise compte près de 47 salariés et réalise 11 millions d’euros de CA et 2,5 millions d’euros de valeur ajoutée par établissement.
La qualité de ses produits, l’image qu’ils véhiculent (exotisme, saveurs), amène La Réunion à l’ambition de conquérir des marchés à l’export, un travail commencé depuis plus de 20 ans. Les entreprises agroalimentaires réunionnaises respectent la réglementation européenne en matière alimentaire (hygiène, qualité, sécurité, traçabilité) et produisent dans le respect des normes HACCP. Une quarantaine est certifiée ISO 9000.
Le marché de La Réunion peut représenter une opportunité intéressante : 800 000 habitants (1 million en 2025) dotés d’un pouvoir d’achat proche de celui de la France métropolitaine et de modes de consommation très voisins. Par ailleurs, l’Afrique Australe et l’Océan Indien offrent un marché de 380 millions de personnes. Du fait de la richesse du tissu industriel agroalimentaire local, les entreprises extérieures voulant s’implanter peuvent envisager un investissement direct (exemple : Heineken, Ducros, …), ou un partenariat industriel avec un opérateur local, sous forme de concession de licence de fabrication (Réa, Danone, Fischer, …).
Exemple (marché Réunion) : Lactalis Président s’est associé à un fabricant local de jus de fruits pour produire du lait UHT sous licence (3.8 millions d’euros investis et 13 emplois créés).
Exemple (marché Océan Indien) : Les groupes Urcoopa et Unima, premier producteur de crevettes à Madagascar, se sont associés pour mettre sur pied Nutrima, usine d’aliments pour l’aquaculture des crevettes et poissons. La réalisation du site a nécessité 10 millions d’euros d’investissement et permis la création de 30 emplois.