La
Réunion, seule région européenne de
l’hémisphère sud, offre des
opportunités de
développement à fort potentiel.
Les ressources du Pacifique en poissons sont surexploitées,
et celles de l’Océan Atlantique diminuent.
La situation de l’Océan Indien est donc unique du fait de la
faible exploitation de la ressource en espèces
pélagiques. Les zones économiques
françaises
représentent une ressource halieutique
considérable, notamment
en grands pélagiques (thons, espadons, légines,
langoustes…). Aujourd’hui, les produits de la mer sont
devenus la deuxième recette d’exportation.
La ZEE
réunionnaise
s’étend sur 315 000 km². Le domaine maritime est
très vaste, mais les ressources nesont pas assez
exploitées. La Réunion est quasi absente sur les
zones
exploitées par d’autres pays. Sur ces zones, allant de
Madagascar aux en passant par Mayotte et le Mozambique,
l’île représente moins de 1% des captures dans
l’Océan Indien ce qui correspond en volume
à
8265 tonnes sur un total de 9.4 millions de tonnes.
*
Des
atouts à valoriser
La pêche
réunionnaise
doit s’orienter vers des produits à forte valeur
ajoutée
afin de pouvoir se positionner sur les différents
marchés. Second pôle d’exploitation
après le sucre
de canne, la pêche industrielle réunionnaise dans
les
terres australes et antarctiques françaises
représente
près de 28 millions d’euros de recettes annuelles et
s’impose
comme un maillon majeur de la structuration d’une véritable
filière export. Au cours des dix dernières
années,
la filière pêche a connu une forte croissance qui
s’est
développée autour d’une politique de gestion et
de
conservation des ressources biologiques de la mer,
l’assurance et
la qualité des produits. Ces entreprises emploient environ
200
personnes et génèrent un chiffre d’affaires de 38
millions d’euros. Leur production (8 000 tonnes en 2005) est pour une
part écoulée sur le marché local
(transformateur,
grossiste, poissonnerie, GMS et collectivité) et pour une
autre
part destinée à l’exportation. La
Réunion dispose
d’importantes unités de transformation de
poissons.
La
pêche palangrière
Plus
développée, elle
cible davantage les grands pélagiques. Les principaux
opérateurs sont SOPESUD, Technipêche, l’Armement
Enez Du,
Réunion Pélagique. La grande pêche
industrielle est
pratiquée par la Sapmer, les Armements
Réunionnais, Armas
Pêche, Comata, Cap Bourbon et Pêche Australe.
Différentes actions sont menées en faveur du
développement durable de la pêche, l’IFREMER et
d’autres
laboratoires de recherches collaborent afin d’optimiser la
filière. La Région Réunion s’appuie
également sur de nouvelles compétences
conférées aux régions d’outre mer pour
les
richesses maritimes.
La petite pêche
Elle
représentait fin 2006 l’activité la plus
importante en
terme de flottille et d’emplois : 334 marins actifs au rôle et
247
navires. Les prises de ce type de pêche sont
destinées en
quasi-totalité à l’approvisionnement du
marché
local. Le Conseil Général et la
Direction des
Affaires Maritimes s’emploient à structurer la
filière
afin de maîtriser et d’accroître la production et
la
commercialisation.
Une
production restreinte
La production reste
insuffisante pour
satisfaire la demande et La Réunion continue d’importer des
quantités importantes de poissons. En 2006, de nouveaux
navires
ont été armés pour la pêche
palangrière, portant l’effectif total des bateaux pratiquant
ce
type de pêche à 34. Ils exercent leur
activité soit
dans une zone de moins de 32 km de La Réunion (30 %), soit
dans
la Zone économique exclusive (ZEE) de La Réunion
(35 %)
ou la ZEE de Madagascar (20 %). Après avoir
diminué en
2002 et 2003, les prises de poissons ont retrouvé en 2006
leur
niveau de l’an 2000 (près de 2 800 tonnes). 70% de la
production
est exportée, soit 3628 tones qui représentent
36,7
millions d’euros en 2006 d’après
l’INSEE.
Les importations se sont
stabilisées aux environs de 10 000 tonnes, pour une valeur
de 47
millions d’euros. La consommation moyenne est de 19 kg par habitant/an.
La grande distribution représente 60 % du marché
domestique du poisson frais et surgelé. En
GMS, le poisson se vend majoritairement en
prédécoupé frais, suivi du
prédécoupé congelé, puis du
frais entier.
Ces dernières années, avec l’arrivée
des produits
asiatiques, l’explosion des ventes de
prédécoupé
congelé a eu des impacts sur le frais (diminution).
* Perspectives
de développement
Le marché de
La Réunion
présente une opportunité intéressante
avec une
population de 800 000 habitants dotée d’un pouvoir d’achat
proche de celui de la France métropolitaine. La
pêche
réunionnaise doit valoriser ses atouts et s’orienter vers
des
produits à forte valeur ajoutée afin de pouvoir
se
positionner sur les différents marchés. Les
industries
locales effectuent une première transformation avec les
pêches réunionnaises, c’est-à- dire
qu’elles
exercent une activité de mareyeur : le poisson est
nettoyé, trié,
éviscéré,
étêté, fileté,
pelé puis
emballé à la demande de divers clients.
Quelques
industries de transformation
Martin pêcheur
et
Réunion Pélagique. Elles peuvent aussi cumuler
les
activités de filetage, et la transformation dont les
procédés techniques s’avèrent plus
compliqués. Les techniques de transformation possibles sont
diverses : la congélation, le séchage, salage,
fumage (dit
aussi saurissage), les conserves (produits appertisés), les
produits traiteurs. La transformation du poisson sur l’île
avec
une forte valeur ajoutée est une solution à
privilégier : produits à tartiner, steaks de
poissons,
snacks à emporter, brochettes assaisonnées...
La
mission Poker
2006
Première
à
évaluer depuis 20 ans les stocks de poissons des Kerguelen,
la
mission Pokervient de livrer des résultats encourageants. La
population de légines (l’or bleu) est
évaluée
à 78 millions d’individus. Al’heure où de
nombreuses
espèces sont menacées d’extinction
dans le monde, la filière pêche
réunionnaise
bénéficie d’une zone
protégée de 540 000
km², abondante en poissons. La collaboration entre
pêcheurs,
scientifiques et autorités s’avère payante. Les
sept
navires autorisés à manoeuvrer autour des
Kerguelen se
partagent cette année un quota de 6 000 tonnes de
légine
pour un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros.
La
Réunion se verra bientôt dotée d’un
tout nouveau
bassin pour la grande pêche. Un exemple de gestion
raisonnée qui permet à la flotte
réunionnaise,
l’une des seules françaises à faire construire
des
navires d’envergure, d’anticiper sa ressource et la croissance de son
chiffre d’affaires.
L’exemple
de Réunion Pélagique
Créée
en 2002 avec pour
domaine la pêche palangrière et
spécialité
la découpe et l’export de poissons frais, l’entreprise
emploie
aujourd’hui 15 salariés et a
réalisé un
chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros (en croissance de 25% sur
2007). Elle souhaite offrir aux consommateurs la dégustation
d’un produit frais de grande qualité tout en certifiant
l’origine (via la traçabilité) et apportant une
garantie
de responsabilité sanitaire (n°
d’agrément). C’est
une structure intégrée, partenaire des armements
de
pêche. Elle couvre la totalité de la
chaîne : du
poisson sorti du navire, aux grossistes et jusqu’à une
distribution au détail. Réunion
Pélagique se
positionne sur des marchés de haute qualité. La
société mise sur l’excellence de ses produits
pour
détrôner l’espadon provenant du Chili et des
Seychelles,
ou le thon venu des Maldives, Yémen, Sri Lanka ou
Seychelles.
*
Dispositifs
incitatifs
Les
aides à l’exploitation
*
Allègement de charges patronales
jusqu’à 5 600 euros par an et par
salarié.
* Prime à la création d’emploi pour les
entreprises
réalisant plus de 20% de leur CAà
l’export à
hauteur de 5 500 euros par an par emploi les trois premières
années et 3 500 par an en moyenne sur 10 ans.
* Prise en charge du fret export vers la métropole
à
hauteur de 80% pour le transport maritime, 25% pour le transport
aérien, avec un plafond de 152 000 euros par an et par
entreprise.
Appui
aux
investissements des unités industrielles
* 30
% de l’assiette éligible ;
*
50 % si les conditions suivantes sontsimultanément
remplies :
incidence sur l’emploi (création de 10 emplois minimum) et
potentiel à l’export directement
généré
par
le programme (25 % du C.A. à l’export).
* Plafond : assiette éligible plafonnée
à 3 millions d’euros.
Prime
régionale à l’emploi
*
20 % de la
rémunération brute soumise à
cotisation de
sécurité sociale versée durant 3 ans
si CDI,
* 30 % de la rémunération brute
soumise
à
cotisation de sécurité sociale versée
durant 3 ans
si CDI pour des profils spécifiques,
* 10 % de la rémunération brute soumise
à
cotisation de sécurité sociale versée
pour les
recrutements sous CDD de publics en difficulté.
* Plafond : 11 000 euros par emploi sur 3 ans dans la limite de 160 000
euros par entreprise et par an
Contacts : Vincent
LAUNAY, Chargé de mission
L’Agence de Développement de La
Réunion est
mandatée par les acteurs économiques locaux pour
identifier des activités niches non exploitées et
accompagner les projets nouveaux d’entreprises et de
filières.
Elle travaille à l’attractivité du territoire
réunionnais et favorise la synergie entre entrepreneurs
locaux
et extérieurs L’Agence de Développement
vous accueille et vous
accompagne dans toutes les étapes de votre implantation.
Contactez Vincent LAUNAY
au 02 62 92 24 92
ou par mail v.launay@adreunion.com
Visitez notre site internet www.adreunion.com
qui présente
500
pages d’informations économiques sur La Réunion
et
l’Océan Indien.
Avril 2008

- Peche (267 ko - 4 pages - Avril 2008)