Si les entreprises réunionnaises investissent chez nos voisins et dans d’autres pays plus éloignés géographiquement, c’est qu’elles y ont trouvés un marché où leurs produits et services sont compétitifs. Beaucoup d’entre eux, ont commencé par exporter leur savoir faire avant de s’y installer. L’export peut être une solution pour tester le potentiel et les contraintes du marché cible, avant d’y investir des moyens et des ressources. En 2007, on dénombrait 208 entreprises extérieures sous contrôle réunionnais.
La présence réunionnaise marque le pas dans l’Océan Indien, puisque seulement 42 entreprises ont été recensées en 2007. Elles étaient 54 en 2005 (-22%). Le recule s’est opéré sur toutes les îles voisines.
Cela dit, l’économie mauricienne offre des perspectives intéressantes pour les entrepreneurs réunionnais. La plupart des grands groupes réunionnais sont présents (Bourbon, Urcoopa.). L’attractivité mauricienne s’étend aux PME. On notera, par exemple, l’implantation de Dom’eau. Tous les groupes réunionnais (Caillé, Marbour, Urcoopa, Bourbon.) sont présents dans cette région.
La métropole est la première destination des investissements réunionnais, avec 91 entreprises. Avec près de 2000 employés, ces entreprises ont généré près de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires. Là encore, on retrouve la plupart des groupes réunionnais. Marbour a pu développer sa dimension internationale en investissant fortement en Métropole puis en Europe. Une partie des activités du groupe Bourbon sont également gérées depuis la métropole. Les investissements réunionnais s’orientent également vers l’Europe avec l’identification de 31 sociétés détenues partiellement. Ces 31 entreprises ont un capital moyen de 5,2 millions d’euros pour des effectifs moyens de 18 salariés.
Depuis 2007, on compte des destinations nouvelles en Asie : Chine, Indonésie,… Les è entreprises recensées emploient 1200 personnes dans les services aux entreprises, les transports et l’industrie. Leur chiffre d’affaire est estimé à 38 millions d’euros.
L’ouverture de La Réunion ne se fait pas exclusivement par une l’implantation de filiales ou d’établissements secondaires à l’international. Certaines entreprises ont choisi de conclure des partenariats sans prise de participation au capital. Ces accords permettent aux entreprises de développer leurs activités tout en bénéficiant des avantages concurrentiels de chacun. De nombreuses entreprises à capitaux extérieurs gèrent leurs filiales depuis La Réunion. Comme le confie un directeur : « Maurice est plus intéressant sur le plan fiscal et administratif, mais le groupe a choisi de piloter ses activités dans l’Océan Indien depuis La Réunion pour bénéficier de l’avance technologique de l’île et de la protection qu’assure un département français » Même si ces différentes formes de partenariats n’entrent pas dans le cadre de l’OIE, ils mettent en avant les avantages comparatifs et l’ouverture de l’économie réunionnaise.