L’encours des crédits aux entreprises (hors créances douteuses) progresse depuis 1995 à un rythme annuel de 3,9% depuis 1995, en raison d’un contexte de croissance économique durable.
La progression des crédits aux entreprises s’est accélérée en 2000, à la faveur d’une forte demande de crédits des entrepreneurs individuels (+4,8%), principalement pour l’acquisition de biens d’équipements (+10,1%).
Au sein des concours aux entreprises, le poids des crédits d’équipement a progressé de 5,6 points au cours des cinq dernières années. En effet, la croissance de l’activité économique s’est accompagnée d’une progression continue des investissements.
La répartition des concours bancaires révèle la prépondérance des crédits d’équipement (57,8% au lieu de 50,1% fin 1993), devant les crédits d’exploitation (34,5% contre 41,3% en 1993) et les crédits à l’habitat (7,7% contre 8,6% en 1993).
Pour les entrepreneurs individuels, en majorité des artisans, la part des crédits à l’habitat (37,3% contre 35,1% en 1993) est nettement plus élevée, alors que les prêts à l’équipement et à l’exploitation représentent respectivement 43,2% et 19,5% de l’encours total.
Le coût du crédit aux entreprises tend à se rapprocher des conditions moyennes constatées en Métropole. Il importe de souligner que le coût moyen du crédit aux entreprises est plus faible à La Réunion que dans les autres départements d’outre-mer, 7,37% en juillet 2000 contre 12,90% en mars 1993 (contre 8,21% en Martinique, 8,64% en Guadeloupe et 8,41% en Guyane).