ECONOMIE REUNIONNAISE
L’île de La Réunion, région française d’outre-mer, compte une population de 785 000 habitants pour un PIB annuel de 11,99 milliards d’euros en 2005, générant le pouvoir d’achat par habitant le plus élevé de la zone Sud Océan Indien.
La population est particulièrement jeune, 36% ayant moins de 20 ans et la moyenne d’âge étant de 31 ans contre 39 en métropole. Le niveau de formation y est particulièrement élevé.
L’île bénéficie de toutes les infrastructures portuaires, aéroportuaires, routières et de télécommunications de niveau européen, ce qui la place au premier rang dans la zone en matière d’équipement. L’économie réunionnaise est caractérisée par un secteur primaire dominé par la culture de la canne à sucre, un secteur secondaire dont la principale valeur ajoutée est fournie par l’industrie agroalimentaire, et un secteur tertiaire devenu principal employeur de l’île (services administratifs et marchands).
Le secteur primaire, agriculture et pêche, contribue à hauteur 2 % du total de la valeur ajoutée.
L’agriculture est dominée par la culture de la canne à sucre qui occupe la moitié de la surface agricole utile. Les autres cultures sont de type vivrier (marché local) ou tournées vers l’exportation (culture de fruits tropicaux, de vanille, de fleurs) avec encore un grand potentiel de croissance. Le secteur de la pêche industrielle a connu un développement particulier depuis 1992, avec un succès avéré pour l’exportation de produits à haute valeur ajoutée en direction des marchés européens et asiatiques. Ce dernier secteur recèle aussi un potentiel de développement exceptionnel.
Le secteur secondaire est dominé par le secteur des industries agroalimentaires, suivent le BTP (bâtiments travaux publics), la production énergétique, enfin les industries manufacturières. Le secteur de l’agroalimentaire, soutenu par une croissance démographique et des succès à l’exportation, recèle encore un potentiel de croissance important.
Le secteur tertiaire, encore dominé par la distribution, connaît une nouvelle répartition des parts avec une croissance importante des services hôteliers. Ceci s’explique par une croissance spectaculaire de la fréquentation touristique des dernières années (409 000 touristes en 2005, le cap des 600 000 visiteurs étant programmé pour 2010).