Evolution des projets implantés

L’Agence de Développement a permis l’implantation de 122 projets à forte valeur ajoutée sur la période 2002-2007. Ils ont créé 1 350 emplois directs et autant d’indirects. Ils représentent des investissements cumulés de 127 millions d’euros sur le territoire réunionnais.

A quoi sont liés ces résultats ?

• Un nouveau ciblage :
- géographique : métropole, notamment sud-est ; Océan Indien ; Europe selon les secteurs
- sectoriel : choix de 6/7 secteurs prioritaires chaque année
- selon la nature des projets : prospection à partir des besoins des entreprises réunionnaises
- affinitaire : création du réseau « L’Attitude Réunion », et utilisation du lien affectif des investisseurs potentiels avec La Réunion.

• Un travail de prospection soutenu des chargés de mission, experts dans leurs secteurs d’activité : 1500 entreprises visitées en 5 ans.

• La capacité de l’agence à faire aboutir les projets : méthodologie certifiée ISO 9001, engagement du Président, des Administrateurs et de l’équipe.

Quels secteurs ? Quelles tendances ?

Les trois-quarts des projets implantés se retrouvent dans les 4 secteurs prioritaires du projet « La Réunion, île verte » : agro-nutrition, énergieenvironnement, tourisme, TIC.

TIC, agro-nutrition et énergie environnement : 2 projets sur 3.

Les TIC sont passés de 41% des projets implantés en 2002-2003 à 16% en 2006-2007. Malgré l’érosion de sa prépondérance, les TIC restent en pôle position : le chiffre d’affaires de la filière a été multiplié par 4 en 8 ans. Son évolution se poursuit sur de nouveaux domaines : e-tourisme, e-energie, télétravail, monétique (transports)… Le secteur de l’environnement a atteint un pic en 2004-2005 avec 15% des projets implantés, sans doute en raison de la création de nombreuses filières qui faisaient défaut. Il est aujourd’hui, avec 8% des projets, proche de son niveau de 2002-2003 (7%). Il lui reste une marge de progression en termes d’assainissement et de tri sélectif compte tenu du retard flagrant de La Réunion. Le niveau d’investissement des collectivités conditionne maintenant le taux de croissance du secteur.

Autres potentiels

L’industrie du BTP a fortement cru, tirée par les grands chantiers et la demande en logements. Le devenir des grands projets et de la défiscalisation conditionnent aujourd’hui les perspectives du secteur. Les développements liés à la santé (9 projets), ainsi que dans la plasturgie, l’emballage, les transports sont notables et ouvrent sur de nouvelles perspectives : éco-produits, biotechnologies, transports propres… Les nouveaux projets liés à l’industrie du BTP viendront essentiellement du croisement des disciplines : BTP/Energie, BTP/TIC, BTP/Environnement (maison intelligente, à énergie positive…)

Les secteurs en progression

Les services aux entreprises se renforcent d’année en année : ils sont passés de 3% des implantations en 2002-2003 à 10% en 2006-2007. La formation représente un tiers des projets de services aux entreprises. C’est aussi le cas du secteur des services à la personne et du secteur de la santé : peu développé en 2002-2003, il représente depuis 8 à 10% des projets implantés. Le tourisme progresse régulièrement : inexistant en 2002-2003, 10% des implantations aujourd’hui. Il devrait dans les années maintenir ou accroître sa part, à venir si du foncier touristique est proposé sur l’île. Peu travaillé en 2002-2003, le secteur de l’énergie représente 10% du total des projets implantés par l’agence en 2006-2007. Son potentiel de progression est encore important. Les projets valorisant la biomasse ou au croisement des filières Energie et Transports sont appelés à se développer.

Les activités ont-elles évolué ?

L’évolution de l’agroalimentaire vers plus de valeur ajoutée est palpable et se traduit par des dépôts de brevets : pain sans sel, carpaccio d’ananas avec DLC de 36 mois, purée de fruits exotiques jusqu’à présent peu travaillés… Les projets se tournent de plus en plus vers l’export. Les investissements sont plus importants dans le domaine de l’énergie : valorisation de biogaz sur des CET, production de cellules photovoltaïques, centrales de production photovoltaïque… Les projets concernent de plus en plus les énergies renouvelables. Dans l’environnement les activités deviennent plus sophistiquées : de la déconstruction des palettes en bois en 2002, on passe du traitement des eaux usées par phyto-rémédiation à partir de bambous, aux laboratoires d’analyses de pointe ou procédés de régénération (batteries, accumulateurs).

Dans les TIC, l’évolution des technologies et la professionnalisation de plus en plus pointue par segment est le témoin d’une filière plus mature : des tournages de films (lancement de La Réunion comme terre de tournage), on est arrivé à développer des savoir-faire presque uniques au monde en sécurisation de réseaux, logiciels de gestion d’assistance automobile, gestion de clinique à distance, développement d’outils d’aide à la décision, réseaux en quadruple play, scan topographique en 3D, plate-forme de marketing par MMS ou WapPush…

La taille des projets a-t-elle changé ?

De 2002 à 2007, chaque projet implanté représente en moyenne 11 emplois et un peu plus d’un million d’euros d’investissement. En 2002-2003, un projet implanté créait en moyenne 10 emplois directs et générait 710 000 euros d’investissement. En 2004-2005, la taille du projet moyen fléchit : 7 emplois et 365 000 euros. Sur la période 2006-2007, ce chiffre repart à la hausse : 16 emplois directs et 2 millions d’euros d’investissement par projet, essentiellement grâce à deux facteurs :

• La libération de foncier en 2007 à titre exceptionnel pour des projets industriels, notamment par le Département sur la ZAC 2000.

• L’apparition de services plus consommateurs de personnel, notamment dans les services à la personne et les centres d’appels. En conclusion, la disponibilité de terrains aménagés pour les entreprises conditionne la taille des projets et leur capacité à créer des emplois à La Réunion.

Où sont implantés les projets ?

Sur la période 2002-2007, trois projets sur quatre se sont implantés sur le Nord et l’Ouest, qui bénéficient d’une attractivité naturelle et de la disponibilité de foncier. La région Sud accueille 19 % des projets (près d’un projet sur cinq) et l’Est 6 % (1 projet sur 16). Toutefois, les régions Sud et Est montent en puissance : en 2002-2003, il n’y avait dans la région Sud que 3 projets implantés sur 22, alors qu’en 2005 ils sont deux fois plus nombreux. De même, le premier projet dans l’Est s’est implanté en 2005, à Saint-André (entreprise Millet) et 6 autres ont suivi depuis.

D’où viennent-ils ?

Dans une large majorité, les projets viennent de la Métropole (55%). Ce qui correspond à l’intuition de l’Agence de Développement en 2001, qui a créé un bureau permanent en région PACA. C’est ce que corroborent les enquêtes de l’Observatoire des Investissements Extérieurs : 80 à 90 % des investissements réalisés à La Réunion par des opérateurs extérieurs ont pour origine la France. La Réunion est encore un territoire peu ouvert ou attractif pour les investisseurs étrangers.

En second lieu, plus d’1 projet implanté sur 3 est initié par un opérateur réunionnais. 1 projet sur 15 a pour origine la région Océan Indien (Maurice en tête, puis Madagascar et Mayotte). 7 projets proviennent des Antilles, du continent européen (Allemagne, Italie, Suisse) et du Canada.

De quel type de projets s’agit-il ?

La majorité des projets implantés sont des créations d’entreprise : plus de 6 sur 10.

1 projet sur 6 correspond à l’extension d’une activité existante (souvent accompagnée initialement par l’agence).

1 projet sur 6 est un partenariat. La formule de la franchise, industrielle ou de services, se développe de plus en plus. Enfin, l’agence a accompagné la reprise de 8 activités : La Cartonnerie de la Réunion, Pack OI, FDI (ex-groupe Dijoux), Manpower/FMI, Sati (éditique), la Case aux camélias (Hôtel), Aquacole des Mascareignes et Socovoi.

Ces projets correspondent-ils à des activités nouvelles à La Réunion ?

2 projets sur 3 mettent en oeuvre des activités qui jusqu’à présent n’existaient pas à la Réunion ou n’étaient pas développées de cette façon. Les activités nouvelles sont prégnantes dans trois secteurs : environnement, les TIC et l’agroalimentaire. Dans l’environnement, 12 projets sur 13 implantés correspondent à des activités nouvelles sur l’île (mise en place de filières, normes environnementales nouvelles…).

Dans le secteur traditionnel de l’agroalimentaire (qui pèse 40 % de l’industrie réunionnaise), l’agence a essentiellement appuyé des démarches innovantes : 10 projets sur 15.

Y a-t-il eu des abandons ou des fermetures de projets ?

En moyenne à La Réunion, 45 % des entreprises atteignent une durée de vie de 4 ans. L’étude des projets accompagnés par l’Agence de Développement sur la période 1988-2005 a montré un taux de survie à 3 ans de 70%, bien supérieur à la moyenne. Sur la période 2002-2005, on manque encore de recul pour cette analyse. Sur les 122 projets annoncés, il y a eu 8 abandons de projets et 4 fermetures de site. Par ailleurs, 4 entreprises, aujourd’hui en bonne santé, ont fait l’objet d’un rachat qui leur a permis de passer un cap difficile.

Les projets sont-ils orientés à l’export ?

Sur 10 projets implantés, 6 ont une vocation à l’export. Généralement, il s’agit d’un complément de marché. Les projets orientés majoritairement à l’export sont minoritaires : exportation d’aliments pour crevettes (80 % export), jeu vidéo internet (95 % export)… Plusieurs projets ont été appuyés dans leur démarche de création de filiales : Groupe Austral Assistance dans l’assistance santé ou automobile (outre-mer), IDOM dans la sécurisation des réseaux informatiques (outre-mer), Figre dans l’assurance-crédit (Maurice)…

En 2008, l’Agence de Développement se met résolument au service des filières prioritaires à La Réunion : rechercher les compétences, entrepreneurs et technologies dont elles ont besoin et accompagner des projets nouveaux.



Mot(s) clé(s) : Accompagnement - Adhérez - Implantation - Investissement -



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